2017


A glimpse of future home and then get to work
MARCH
GLASSBOX
Paris, FR

2016


BAD AT SPORTS
22-25 September
ChezKit

Pantin, FR


Künstlich, natürlich
Galeria Sabot

Cluj-naPoca, RO


Jeux d'échanges
April
ChezKit
Pantin, FR


Secondes vies
APRIL
La condition publique
Roubaix, FR


2015


Recto/verso
November
Fondation Louis Vuitton
Paris, FR


SECONDES VIES
November
Ministère de la Culture et de la Communication
Paris, FR


SECONDES VIES
May - Nov.
ROLAND GARROS MUSEUM
Paris, FR


2014


Réels Imaginaires
Art Bridge Contemporary
Paris, fr


Salon de l'Imprésenter
Université Paris I Panthéon Sorbonne
Paris, fr


Juste avant V - Prix Michel Journiac
Galerie Michel Journiac
Paris, Fr


Dé-placement
Camden Collective studio
London, Uk


Parallèles singuliers
Galerie l'Inattendue
Paris, fr


2013


L'émergence dans tous ses états
Galerie Art District - Le Royal Monceau raffles
Paris, fr


Laura Buttons


Graduated (MFA) WITH HONOURS from Ecole nationale supérieure d'Arts de Paris-Cergy (2015) and Université Paris I Panthéon-Sorbonne (2014)

Born in 1989 in Villeneuve d'Ascq (FR).

Lives and works between Paris and Glasgow.

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Laura Buttons mainly works with casting or structural materials, industrial or raw type such as plaster, concrete, steel, and preserves primary aspect of these, valuing their essence. Are also collected objects from her environment to which she gives new functions, new forms, which are then, for some, fixed as frozen in time, even fossilised as witnesses of our existence and our way of life. Guided by the poetic materiality of objects, materials, shapes, and their potential mutability, it is what things are and how can they be something else, especially in their relationship to the space that question her. Her pieces are thought by relationship as a coherent and exposed whole. The exhibition display is an integral part of her approach that she thinks and works as precisely as her works. So she "makes room", reconstructing micro-events mentally formulated from details experience. Marked by ordinary violence from everyday life literature (Bukowski, Dostoyevsky, Baker) and poetic syntaxes, some works are built by echoes (Gherasim Luca) or tensions brought to punctuate the space. The whole thing draws a "still life", an immobile life in which the body does not belong. Her sculptures ontologically object-oriented work as unready made: moulded or modified objects by simple actions: cut, add, subtract. There is a drift from usable shapes towards forms with enigmatic conditions. Decontextualized, reinterpreted and redefined objects / materials offer a new poetic reality. Their assembly and constellation are creating new possible spaces and as a progression can create discursive meanings. This is then a "front window" in which the object is thought apart from an anthropocentric vision, where the scene is inhabited only by the organic nature of some materials (generally soft as fabric, silicone, leather, or by colour: a range of beige or pink reminding flesh), and by titles helping works to deploy their fictions. Laura Buttons wonders how objects in these composed spaces can be sculptural and interact with territories issues and society archetypes. They do not behave as a subject but as an image. Image of society in its movements and contradictions. It is a social typology.
Laura Buttons travaille principalement avec des matériaux d’empreinte ou de structure, de type industriels ou bruts tels que le plâtre, le béton, l’acier, et préserve l’aspect primaire de ceux-ci, valorisant ainsi leur essence. Sont également collectés des objets issus de son environnement auxquels elle donne une nouvelle fonction, une nouvelle forme, et qui sont par la suite, pour certains, fixés, comme figés dans le temps, voire fossilisés en témoins de notre existence et de notre mode de vie. Guidée par la matérialité poétique des objets, matières, formes, et leur potentiel de mutabilité, c’est ce que sont les choses et comment peuvent-elle être autrement, notamment dans leur relation à l’espace qui l’interrogent. Ses pièces sont pensées les unes en relation avec les autres comme un tout cohérent et exposé. La mise en exposition fait partie intégrante de sa démarche, qu’elle pense et travaille aussi précisément que ses œuvres. Ainsi, elle « fait place », reconstituant des micro-évènements formulés mentalement à partir d’une expérience des détails. Marquée par une littérature qui dépeint les violences ordinaires de la vie quotidienne (Bukowski, Dostoïevski, Baker) ainsi que les jeux de syntaxes poétiques, certaines pièces se construisent par échos (Gherasim Luca) ou en tensions qui viennent rythmer l’espace. Le tout dessine une « nature morte », une vie immobile où le corps n’a pas sa place. Ses sculptures, dans une ontologie orienté-objet, fonctionnent comme des unready made : objets moulé ou modifiés par des actions simples : couper, ajouter, soustraire. On assiste à une dérive des formes praticables vers des formes aux conditions énigmatiques. Décontextualisés, réinterprétés, redéfinis, les objets/matériaux proposent une nouvelle réalité poétique. Leur assemblage et constellation créent de nouveaux espaces possibles et, comme une progression, peuvent créer des significations discursives. Il s’agit alors d’une « vitrine » où l’objet se pense à l’écart d’une vision anthropocentrée, où la scène est seulement habitée par l’organicité de certains matériaux (généralement mous comme le tissu, le silicone, le cuir, ou par leur couleur : une gamme de beiges ou roses rappelant la chair), et par les titres qui aident les pièces à déployer leur(s) récit(s). Laura Buttons se demande comment les objets, dans ces espaces composés, peuvent être sculpturaux et interagir avec des enjeux de territoires et des archétypes de société. Ils ne se comportent pas comme un sujet mais comme une image. Une image de la société dans ses mouvements et ses contradictions. C’est une typologie sociale.




F R / E N